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Théâtre Le Lucernaire  (Paris)  septembre 2012

Monologue dramatique d'après les entretiens de Michel Schneider dit Stéphanie Marc.

Pour élaborer "Marilyn Monroe, entretiens", monodrame éclairant un destin tragique, Stéphanie Marc a puisé dans "Marilyn, dernières séances", essai-fiction écrit par Michel Schneider à partir de documents et témoignages relatifs à la dernière psychanalyse très atypique menée par Marilyn Monroe avec Raph Greenson.

2012 marque le cinquantième anniversaire de la mort de Marilyn Monroe. Un demi-siècle que la star hollywoodienne s’est éteinte de manière sinon mystérieuse du moins controversée et que perdurent tant le mythe qu’elle véhiculait que la fascination qu’elle dispensait.

1926-1962. Née en 1926, l’année de la mort de Jean Harlow, son modèle, à laquelle elle était (pré ?)destinée à succéder, Norma Jeane Baker alias Marilyn Monroe analyse sa vie dont elle sait déjà qu’elle est déjà achevée, au terme d’un parcours marqué par la reconnaissance du métier, deux fois sacrée "world favorite film" par les Golden Globes, le désastre absolu de sa vie privée et l’emprise de Marilyn.

Une Marilyn fabriquée comme un produit par Hollywood en pleine guerre des majors, lancée par la Fox pour reprendre le flambeau éteint de la blonde platine qui devait damer le pion à la bombe sexuelle traditionnellement brune, image qu’elle a elle-même peaufiné en grand partie et dont elle a joué mais dont elle a sous-estimé la puissance invasive.

Sur scène, ce n’est pas la Marilyn croqueuse de diamants en robe de satin rose de "Les hommes préfèrent les blondes", ni la Marilyn à la jupe virevoltante de "Sept ans de réflexion", ni la Marilyn "poupoupidou" chantant "I wanna be loved by you" dans "Certains l’aiment chaud", images devenues iconiques.

Face au public, assise à une petite table, une lampe aveuglante orientée vers le visage, décor minimaliste qui évoque davantage une salle d’interrogatoire qu’un cabinet de psychanalyste, une femme brune de noir vêtue parle d’elle ou plutôt d’elles.

"Elles" se sont Norma Jeane Baker, en manque d’amour et de reconnaissance, la petite fille victime de l’absence du père et de l’existence d’une mère morte-vivante internée dans hôpital psychiatrique, et Marilyn Monroe, sans doute "le" rôle de sa vie, son image sur pellicule, faux double mais vrai personnage envahissant comme une illusion schizophrénique.

Comme l’opus de Michel Schneider, la partition théâtrale n’est pas un récit linéaire ni au plan chronologique ni au plan thématique mais une succession de vignettes articulées sur le mode de l’association mnésique, chacune étant close par un noir brutal résultant de l’extinction de la lampe. Noir/lumière/noir. Une vie entre deux néants, une scène sous les spotlights entre deux claps de fin.

Comédienne à la belle présence, Stéphanie Marc propose une approche sensible d'une femme palpitante sous le masque de la star sex symbol, qui joue le funambule sur le fil de sa vie, un fil tendu et tranchant comme le fil d’un rasoir, sur lequel elle n’en finit pas de se lacérer alors même que son corps magnifique et magnifié est l’objet de toutes les convoitises et de tous les fantasmes.

Il y a les mots bien sûr, ceux de Norma Jean restée une petite fille avec sa voix d’ingénue sulfureuse, mais surtout une petite musique que Stéphanie Marc dispense de manière évidente, ne quittant jamais sa note, avec une scansion aussi intériorisée que maîtrisée.

La note n’est ni celle de la plainte, ni celle de la quête, mais celui d’une douleur profonde de l’âme qui dresse un constat d’une lucidité sans résilience ni espérance. Et l'émotion naît, en sourdine, puis monte crescendo jusqu’à sont point d’orgue, un épilogue inattendu et saisissant, quand, sur la dream pop d'un lyrisme ténébreux du feu groupe Mercury Rev, Norma Jean, face à son image passe derrière le miroir.

 

MM         
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# 29 janvier 2023 : Culture pour tous !

Cette semaine encore on fait le plein de nouveautés à lire, à voir, à écouter et à applaudir. Vous pourrez aussi revoir le concert et l'interview de Julie Gasnier et finir la semaine avec la 60eme MAG en direct. Voici le sommaire.

Du côté de la musique :

"Cacti" de Billy Nomates
"Quadrachromie" de Bat
"Bach / Rachmaninov" de Guilhem Fabre
"Un violon dans l'histoire" de Isabelle Durin & Michaël Ertzscheid
"Les 10 chansons préférées de Maxime Chamoux" c'est le nouveau podcast de Listen In Bed
"An unexpected Mozart" de Louis Noel Bestion de Camboulas & Ensemble Les Surprises
"Prokofiev Violins Concertos" de Maria Milstein, Phion Orchestra & Otto Tausk
"Mendelssohn : Complete String Quartets Vol.1" de Quatuor Van Kuijk
Paddang, Skopitone Sisko, Madam, Gliz et dropdead Chaos à découvrir
et toujours :
"Tout s'efface" de Cancre
"Schumann" de Fabrizio Chiovetta
"Translation Mao" de Gaspard Guerre
"Turn the car around" de Gaz Coombes
quelques news de Haylen, Archie Deep, Le Grand Mal, Rivière et Treponem Pal
"Agni Kunda" de Isil Bengi
"Daisy" 15eme émission de Listen In Bed à écouter sans modération
"Empire of dust" de Mojo Sapiens
"Peter Pan ou la véritable histoire de Wendy Moira Angela Darling" de Patrick Burgan
"Insomnia" de Sker

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Familie"au Théâtre de la Colline
"A la vie, à la mort" au Théâtre du Rond-Point
"Quai des Orfèvres" au Théâtre du Petit-Montparnasse
"Place de la République" au Théâtre Athénée-Louis Jouvet
"La Tempête" au Théâtre de la Huchette
"Le Repas des fauves" au Théâtre Montmartre-Galabru
"Le Pied de Rimbaud" au Studio Hébertot
"On n'est pas là pour disparaître" ai Théâtre 14
"Ombre (Eurydice parle)" aux Plateaus Sauvages
"Tenir jusqu'à l'aube" au Lavoir Moderne Parisien
"J'aurais voulu être astronaute" à la Comédie de Paris
les reprises :
"L'Affaire Dussaert" au Théâtre Essaion
"Pièce" au Monfort Théâtre
"Respire" à la Piccola Scala
"Une Vie" au Thépatre Essaion
"3clowns"au Théâtre Trévise
et les autes spectacles à l'affiche

Expositions :

"Hyperréalisme - Ceci n'est un corps" au Musée Maillol
en vidéo la visite commentée de "Louis XV : passions d’un roi" au Château de Versailles
et les expositions à l'affiche

Cinéma :

en salle :
"Amore Mio" de Guillaume Gouix
en streaming gratuit :
"L'Apparition" de Xavier Giannoli
"Les fleurs amères" d'Olivier Meys
"Un beau voyou" de Lucas Bernard
"Inner Wars" de Masha Kondakova
"Diamant noir" d'Arthur Harari
Karine Viard en 3 films

Lecture avec :

"A prendre ou à laisser" de Lionel Shriver
Exposition de Julie Doucet à Angoulême
Anaïs Schenké - Yvan Agalbé - David Snug au Off d'Angoulême
"Les derniers jours de Staline" de Joshua Rubenstein
"Les heures abolies" de Lou Darsan
et toujours :
"Demokratia : une histoire de la démocratie" de Paul Cartledge
"La dernière ville sur terre" de Thomas Mullen
"Le roitelet" de Jean François Beauchemin
"Roca Pelada" de Eduardo Fernando Vareia

Et toute la semaine des émissions en direct et en replay sur notre chaine TWITCH

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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