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Interview  (Paris)  samedi 24 mai 2014

Le rendez-vous a été donné dans une ancienne fabrique de plumes, dans laquelle la légende veut que Mistinguett se serait approvisionnée. Aujourd’hui pas de chanteuse de cabaret mais plutôt un gentilhomme classieux répondant au pseudo de Saint Amour. Elégant, le bougre a pris internet de court avec un premier album autoproduit et qui fleure bon la nostalgie des années 60’s et 70’s. Rencontre.

Ton premier album Song for Those Who Did Not Loose Their Brains In The Computer Age est sorti en mars dernier, tu l’as terminé quand ?

Saint Amour : Fin février, je l’ai sorti dans la foulée, c’est la beauté d’internet.

Tu as donc fait l’album tout seul, tu as utilisé quoi comme outil ?

Saint Amour : Mon ordinateur, c’est la base (rire). Ensuite pour les guitares : électriques, acoustiques et les basses ce sont des instruments live que j’enregistrais via ma carte son. Pour le reste, j’ai un bon micro qui donne un bon rendu, les batteries sont des programmations. Les claviers sont joués aux synthés avec ce qu’on appelle des VSTI, des instruments virtuels pour émuler des sons de clavecins ou d’orgues et globalement je travaille ma musique avec le logiciel LIVE qui propose des effets intéressants vu qu’il est principalement fait pour la musique électronique.

Comme le "reverb" qu’on entend sur le titre "Burgundy Green" ?

Saint Amour : Exactement.

Ton album est un concentré de pop des années 60’s 70’s, d’où t’est venue cette culture musicale ?

Saint Amour : C’est là que mon cœur vibre, je suis un peu un malade de ces époques qui représentent pour moi la musique pop au sens classique et traditionnel du terme. J’adore le courant power pop qui commence avec Big Star et qui continue avec BadFinger, les Raspberries, Dwight Twilley, jusqu’aux La’s dans les 90.

Il y a toute une filiation qui part de la pop des Beatles qui se sont inspirés eux même du son Motown et des grands anciens tels que les Everly Brothers ou Roy Orbison. Cette simplicité, des belles voix, ce son me touchent vraiment. Aujourd’hui on privilégie beaucoup les productions rythmiques car plus faciles à créer, au détriment des enchaînements d’accords mélodiques. C’est aussi le symbole derrière le titre de mon album, mais je n’ai pas la prétention de dire que je suis le seul à le faire et il y en a encore beaucoup qui le font aujourd’hui encore très très bien comme Elliott Smith ou The Coral.

Tu as une vision très Diachronique de la musique ! Tu joues donc tout seul, mais avant Saint Amour tu as aussi joué dans des groupes, non ?

Saint Amour : J’avais plein de chansons en tête avec leurs arrangements écrites depuis dix ans, voire plus, ça me prenait beaucoup d’espace.

En jouant avec des musiciens je me suis rendu compte qu’en plus des complications financières et d’organisations, un groupe demandait beaucoup de temps sans pour autant avancer dans la direction souhaitée. Souvent, tu te retrouves avec un rendu qui n’est pas forcément en accord avec ta vision artistique. Aujourd’hui, j’ai une vie privée et professionnelle qui m’a conduit à me pencher sur l’outil informatique. J’ai d’abord voulu faire des démos, mais vu que je n’avais pas de pression, un matériel de qualité, mais aussi du temps devant moi et pas de contraintes dues aux autres musiciens, Saint Amour est né.

Alors Saint Amour en live ça donnerait quoi ? Tu serais du genre Control Freak, parce que ton album est quand même très propre.

Saint Amour : Quand tu travailles avec un groupe, tu as deux façon de faire. Soit tu es dans une pièce avec des musiciens et vous travaillez tous les arrangements et dans ce cas de figure, il faut une sacrée vision globale de l’arrangement, ça marche pour des groupes comme Blur qui savent dans quelles directions ils veulent aller ensemble. Soit tu es limite obligé d’imposer les arrangements, même s'ils vont forcément se l’approprier un peu.

Après en live ce n’est pas la même énergie, la batterie par exemple, sur mon album c’est de la programmation et je me doute qu’avec un vrai batteur ce sera complètement différent. C’est plus facile aussi pour un musicien de rejouer des arrangements déjà écrits. Et l’interprétation ne veut pas forcément dire que tu es un Control Freak, le meilleur exemple est la musique classique, le musicien, son génie se retrouve aussi dans son interprétation d’un classique. La liberté est aussi dans l’interprétation.

Quand on écoute ton album, on pense d’abord : "tiens ça sonne années 60’s et 70’s" puis on a quelques surprises dues aux arrangements comme sur "The New Breed" ou "Burgundy Green", bref en partant d’un son assez classique et ancien tu te retrouves dans des productions plus contemporaines, est-ce dû à ta méthode de production assistée par ordinateur ?

Saint Amour : C’est le morceau qui dicte ça. "The New Breed" conte une histoire de science-fiction, d’un rift de guitare, j’ai développé des arrangements un peu futuristes, avec des effets électroniques sur la voix.

"Burgundy Green", dans la première version était joué au piano, un truc un peu à la Lennon, je n’ai pas voulu m’enfermer dans ce cliché, je me suis donc dit quelque chose du genre : "John Lennon, dans un vaisseau spatial". Cela a conduit à l’utilisation d’un synthé un peu année 80’s, pour un rendu plus coloré.

Et au fait "Saint Amour", ça vient d’où ?

Saint Amour : Un nom un peu bizarre, mystérieux. "Saint" parce que cela renvoie aussi dans mon imagination à quelque chose de traditionnel et "Amour" à quelque chose de positif. Bon bien sûr, c’était avant de savoir que c’était aussi une ville du Jura (rire).

Tu te vois composer quelque chose de plus sinistre, vu que ta musique est très positive justement ?

Saint Amour : Je ne sais pas. Je ne suis pas du genre à être influencé par les sentiments d’une chanson, je ne dirais pas comme d’autres le font, qu’Elliott Smith est triste à ce jeter sous un train. 

Pourtant tu as des lyrics assez mélancoliques il me semble, comme "Anywhere my gaze goes, darkness grows".

Saint Amour : Je pointe surtout un moment ambigu de la vie, dans lequel une page est tournée mais qui ouvre aussi sur un nouveau monde de possibilités assez excitant. Je suis assez positif dans la vie.

Retrouvez Saint Amour
en Froggy's Session
pour 4 titres en cliquant ici !

 

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La chronique de l'album Songs for those who did not lose their brains in the computer age de Saint Amour

En savoir plus :
Le Bandcamp de Saint Amour
Le Soundcloud de Saint Amour
Le Facebook de Saint Amour

Crédits photos : Cédric Duchamp (Toute la série sur Taste of Indie)


Stéphane El Menshawi         
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# 29 janvier 2023 : Culture pour tous !

Cette semaine encore on fait le plein de nouveautés à lire, à voir, à écouter et à applaudir. Vous pourrez aussi revoir le concert et l'interview de Julie Gasnier et finir la semaine avec la 60eme MAG en direct. Voici le sommaire.

Du côté de la musique :

"Cacti" de Billy Nomates
"Quadrachromie" de Bat
"Bach / Rachmaninov" de Guilhem Fabre
"Un violon dans l'histoire" de Isabelle Durin & Michaël Ertzscheid
"Les 10 chansons préférées de Maxime Chamoux" c'est le nouveau podcast de Listen In Bed
"An unexpected Mozart" de Louis Noel Bestion de Camboulas & Ensemble Les Surprises
"Prokofiev Violins Concertos" de Maria Milstein, Phion Orchestra & Otto Tausk
"Mendelssohn : Complete String Quartets Vol.1" de Quatuor Van Kuijk
Paddang, Skopitone Sisko, Madam, Gliz et dropdead Chaos à découvrir
et toujours :
"Tout s'efface" de Cancre
"Schumann" de Fabrizio Chiovetta
"Translation Mao" de Gaspard Guerre
"Turn the car around" de Gaz Coombes
quelques news de Haylen, Archie Deep, Le Grand Mal, Rivière et Treponem Pal
"Agni Kunda" de Isil Bengi
"Daisy" 15eme émission de Listen In Bed à écouter sans modération
"Empire of dust" de Mojo Sapiens
"Peter Pan ou la véritable histoire de Wendy Moira Angela Darling" de Patrick Burgan
"Insomnia" de Sker

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Familie"au Théâtre de la Colline
"A la vie, à la mort" au Théâtre du Rond-Point
"Quai des Orfèvres" au Théâtre du Petit-Montparnasse
"Place de la République" au Théâtre Athénée-Louis Jouvet
"La Tempête" au Théâtre de la Huchette
"Le Repas des fauves" au Théâtre Montmartre-Galabru
"Le Pied de Rimbaud" au Studio Hébertot
"On n'est pas là pour disparaître" ai Théâtre 14
"Ombre (Eurydice parle)" aux Plateaus Sauvages
"Tenir jusqu'à l'aube" au Lavoir Moderne Parisien
"J'aurais voulu être astronaute" à la Comédie de Paris
les reprises :
"L'Affaire Dussaert" au Théâtre Essaion
"Pièce" au Monfort Théâtre
"Respire" à la Piccola Scala
"Une Vie" au Thépatre Essaion
"3clowns"au Théâtre Trévise
et les autes spectacles à l'affiche

Expositions :

"Hyperréalisme - Ceci n'est un corps" au Musée Maillol
en vidéo la visite commentée de "Louis XV : passions d’un roi" au Château de Versailles
et les expositions à l'affiche

Cinéma :

en salle :
"Amore Mio" de Guillaume Gouix
en streaming gratuit :
"L'Apparition" de Xavier Giannoli
"Les fleurs amères" d'Olivier Meys
"Un beau voyou" de Lucas Bernard
"Inner Wars" de Masha Kondakova
"Diamant noir" d'Arthur Harari
Karine Viard en 3 films

Lecture avec :

"A prendre ou à laisser" de Lionel Shriver
Exposition de Julie Doucet à Angoulême
Anaïs Schenké - Yvan Agalbé - David Snug au Off d'Angoulême
"Les derniers jours de Staline" de Joshua Rubenstein
"Les heures abolies" de Lou Darsan
et toujours :
"Demokratia : une histoire de la démocratie" de Paul Cartledge
"La dernière ville sur terre" de Thomas Mullen
"Le roitelet" de Jean François Beauchemin
"Roca Pelada" de Eduardo Fernando Vareia

Et toute la semaine des émissions en direct et en replay sur notre chaine TWITCH

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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