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puce Angel Olsen - Robbing Millions
Le Grand Mix  (Tourcoing)  mardi 3 juin 2014

La chanteuse américaine Angel Olsen a terminé son concert par plusieurs chansons en solo, d’une manière assez contrastée avec toute une première partie plus électrique. Si les musiciens sont restés assez discrets, ils n’en ont pas moins dégagé une certaine puissance.

L’avant-dernière chanson nous a éblouis, la magnifique "White Fire", titre provenant du deuxième album, Burn You Fire for No Witness : accords arpégés, voix renversante : on imagine la guitare d’un des premiers albums de Leonard Cohen accompagner Hope Sandoval, la chanteuse de Mazzy Star (il faut savoir que le disque Songs of Love and Hate de Leonard Cohen – pas le plus mauvais… – est celui qui a poussé Angel Olsen à composer ses premières chansons. Influence donc très perceptible, dont on ne peut tenir rigueur à la chanteuse).

"Brûle ton feu sans témoin, c’est la seule manière de mourir", murmure-t-elle, envoûtante. L’immobilité de la chanteuse d’ailleurs, qui pourrait faire l’objet d’un reproche, prend son sens peu à peu : il faut canaliser le plus d’énergie possible dans un minimum de mouvement, pour qu’elle commence à être perceptible, comme une étincelle se change en feu.

Les autres morceaux en solo qui ont suivi ce titre ont moins de saveur, dans le sens où ils ont donné lieu à un decrescendo. D’ailleurs l’arrêt net, final, nous a étonnés. On attendait un retour à un rock plus agressif. J’admets en avoir ressenti un peu de frustration, mais peut-être que cette ancienne choriste de Bonnie Prince Billy trouve-t-elle sa vraie marque dans l’intimisme et le recueillement : seule à la guitare, face à face avec ses démons. De même est-ce là un effet de sa liberté, qui est de ne pas donner au public ce qu’il attend.

Angel Olsen tendra sans doute vers cela, des chansons folks inégales mais poignantes, faites de saillies, de fêlures, tour à tour neutres et imprévisibles ; pleines de solitudes, mais d’une solitude communicative. Et le chaos est présent, latent, en arrière-fond ; il ne se manifeste pas encore, trop jeune peut-être, pas arrivé à maturation. Dans quelques années il éclatera, à la manière d’un Tim Buckley, et cela risque de faire très mal.

En première partie, le groupe Belge Robbing Millions nous a gratifiés d’un set rafraîchissant. Une mise en bouche plutôt pop, teintée d’électro, joyeusement foutraque.

Sur scène, un désordre plein d’humour, plus ou moins canalisé par une jeunesse en devenir. Un plein d’énergie sous acide nous donnant envie de danser. "Tu danses ?", demandais-je à ma voisine. "Euh, pas trop, là, tu comprends, je préfère savourer". "Ah oui tu cherches les influences ? Tu reconnais Cure j’espère ?". Elle ne m’a pas répondu, j’ai dit n’importe quoi. J’aurais dû lui parler du jazz. Il y a du jazz chez Robbing Millions, une influence perceptible dans un petit bordel pop.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Burn Your Fire For No Witness de Angel Olsen
La chronique de l'album My Woman de Angel Olsen
Angel Olsen en concert au Festival La Route du Rock #24 (jeudi 14 août 2014)
Angel Olsen en concert au Festival La Route du Rock #27 (édition 2017)

En savoir plus :
Le Bandcamp de Robbing Millions
Le Soundcloud de Robbing Millions
Le Facebook de Robbing Millions
Le site officiel de Angel Olsen
Le Bandcamp de Angel Olsen
Le Soundcloud de Angel Olsen
Le Facebook de Angel Olsen

Crédits photos : Cédric Chort (Toute la série sur Taste of Indie)


David Falkowicz         
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# 20 novembre 2022 : La coupe n'est plus dans le vent

Tous les 4 ans c'est le raz-de-marée footballistique. Cette année, avec un peu de chance l'évènement sera éclipsé pour des raisons éthiques, ou parce que c'est proche de Noël. Mais qu'importent vos passions, si vous êtes là c'est que vous aimez la culture. Voici notre sélection de la semaine.

Du côté de la musique :

"Awoken songs" de Pas de Printemps pour Marnie
"Léon" de Ottis Coeur
"Bach : The Six Cello Suites" de Michiaki Ueno
"Original Soundtracks" la nouvelle émission à écouter de Listen In Bed
"Scriabine - Rimsky Korsakov" de Jean Philippe Collard
"Tiempo" de Irina Gonzalez
"Mass" de Gliz
"Elisabeth Jacquet de La Guerre : Judith & Sémélé" de  Ensemble Amarillis, Héloïse Gaillard & Maïlys de Villoutreys
"Sheng : Oeuvres pour choeur et orgue de Grégoire Rolland" de Choeur de Chambre Dulci Jubilo, Christopher Gibert & Thomas Ospital
"Trompe la mort" de Bazar Bellamy
"Tokoto" de Bancal Chéri
"Duo Solo" de Astig Siranossian
et toujours :
"Vivelo" de Grupo Compay Segundo
"Praestegårds Melodier / The Parsonage Melodies" de Hasse Poulsen & Henrik Simonsen
"Rap Français, tentative de compilation" est la 7eme émission de Listen In Bed
"Le projet Blasco : Rinascimento" de Mathieu Cepitelli
on découvre Mind Affect, Bonkers Crew et Bat dans ce ni vus ni connus
"Planterose" de Planterose
"Emmanuelle" de Rosie Valland
"Vortex" de Sarah Olivier
on termine par le replay du concert et de l'interview de Olivier Rocabois

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Herculine Barbin - Archéologie d'une révolution" au Théâtre 14
"Nouvel Eden" au Studio Hébertot
"C'est un métier d'homme" au Théâtre du Rond-Point
"Le Dindon" au Théâtre Le Lucernaire
"Un bon job" à La Manufacture des Abbesses
"Un incident" au Théâtre de la Reine Blanche
"Au coeur du temps" au Théâtre Le Funambule-Montmartre
"Klaire fait Grr - Le temps des sardines" à la Comédie des 3 Bornes
"Sandra Colombo - Que faire des cons ?" à la Comédie des 3 Bornes
"Filles de personne" au Café Le Laurier
les reprises :
"Tailleur pour dames" au Théâtre de la Boutonnière
"Le Comte de Monte-Cristo" au Théâtre Essaion
"Alain Bernard - Piano Paradiso" au Théâtre Essaion
"Là-bas - Chansons d'aller-retour" au Théâtre du Soleil
"A.I.R." à la Comédie des 3 Bornes
"Rebetiko" au Théâtre Mouffetard
et les autres spectacles à l'affiche

Expositions :

"Louis Boulanger - Peintre rêveur" à la Maison de Victor Hugo
"Niki de Saint Palle - Paradis retrouvé" à l'Opera Gallery
"David Hockney - 20 Flowers and Some Bigger Pictures" à la Galerie Lelong & Co
et les autres expositions à l'affiche

Cinéma :

en streaming gratuit :
"La disparition des lucioles" de Denis Tremblay
"Home" de Franka Potente
"Dark waters" de Todd Haynes
"1917" de Sam Mendès
en salle pour les amateurs de documentaire :
"Mauvaises filles" d"Emérance Dubas

Lecture avec :

une sélection spéciale Histoire :
"Espions en révolution" de Joel Richard Paul
"La guerre du désert" de Benoit Rondeau
"Russie, révolution et guerre civile (1917-1921) de Antony Beevor
"Le noir et le brun" de Jean Christophe Buisson
"Images de France" de Léonard Dauphant
"Hitler et Churchill" de Andrew Roberts

Et toute la semaine des émissions en direct et en replay sur notre chaine TWITCH

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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