Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep Twitch
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Le silence est ma langue natale
Sulaiman Addonia  (Editions La Croisée)  avril 2022

Ce qui est fascinant avec la littérature, c’est qu’elle a la capacité de nous emmener vers des territoires très éloignés, aux quatre coins du monde sans avoir sortir de chez soi. Depuis leur création, les éditions La Croisée ont pris soin de nous embarquer autour du monde en nous proposant régulièrement des ouvrages d’auteurs de nombreux pays. J’y ai découvert des auteurs nigérians notamment et une littérature africaine très plaisante. Il récidive avec un nouvel auteur africain que je ne connaissais pas et un très bel ouvrage dans la lignée des précédentes publications proposées. Voilà donc venu un certain Sulaiman Addonia qui sera en France en mai pour la promotion de son livre.

Sulaiman Addonia a fui l’Érythrée dans son enfance. Il a passé sa jeunesse dans un camp de réfugiés au Soudan puis a vécu en Arabie saoudite avant d’arriver à Londres pour y poursuivre ses études. Son premier roman Les Amants de la mer rouge (Flammarion, 2009) a été traduit dans plus de 20 langues. Les écrits de Sulaiman Addonia sont publiés dans LitHub, Granta, New York Times, De Standaard, Passa Porta, Freeman’s… Sulaiman Addonia vit à Bruxelles, où il a créé le Asmara-Addis Literary Festival (In Exile) qui se tiendra du 29 au 31 mai 2022.

Le silence est ma langue natale a été finaliste du Lambda Literary Award et du Orwell Prize for Political Fiction. Il est en cours d’adaptation cinématographique. Les éditions La Croisée ont eu le nez creux de le publier, on devrait entendre parler de ce livre, tant il le mérite.

L’histoire se déroule évidemment au Soudan. La nuit est tombée quand Hagos et Saba, frère et sœur, arrivent dans un camp de réfugiés au Soudan avec leur mère. Ils n’ont plus rien et ont fui leur pays en guerre, mais leur cœur bat toujours : Hagos, muet et fragile, et Saba, au caractère farouche, vont trouver l’amour au milieu des ruines. C’est dans ce monde à part, lieu condensé d’humanité, que frère et sœur vont briser les tabous, renverser les genres et illustrer un conte d’amour sensuel au milieu du chaos.

L’auteur nous offre une plongée fascinante dans ce que peut être un camp de réfugiés, ici dans les années 80 autour de populations qui fuient des massacres perpétrés en Erythrée lors d’une guerre pour l’indépendance. Au milieu du désert, se retrouvent des populations variées, de différentes classes sociales, parlant des langues différentes. On apprend de nombreuses choses sur ces populations, leurs traditions, leurs cultures, leurs modes de vie aussi.

Et puis il y a ce titre, que je trouve magnifique, Le silence est ma langue natale, au cœur de l’ouvrage. Cette langue, qui est le fil conducteur de l’ouvrage, celle qui permet aux personnages de s’exprimer, qui doit faire face au silence souvent imposé par nos sociétés vis-à-vis de ces camps de réfugiés. Cette langue aussi parfaitement maîtrisée par l’auteur qui écrit superbement bien, réunissant au passage à nous faire rire souvent au travers des réflexions de certains personnages.

Par ce roman élégiaque à contre-courant des préjugés, Sulaiman Addonia redéfinit la littérature de l’exil et célèbre avec modernité l’amour sous toutes ses formes. Dans la lignée de Floraison sauvage d’Aharon Appelfeld, Le silence est ma langue natale bouscule nos repères et nos codes, et par le pouvoir de sa langue, illumine l’insupportable réalité.

 

En savoir plus :
Le Facebook de Sulaiman Addonia


Jean-Louis Zuccolini         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

Pas d'autres articles sur le même sujet


# 27 novembre 2022 : Fraîcheur de vivre

Le froid pointe le bout de son nez, les guirlandes sont de sortie (mais couper votre box internet surtout hein...) mais il reste la culture pour se réchauffer et se réconforter. C'est parti pour le programme de la semaine.

Du côté de la musique :
"Alpha zulu" de Phoenix
"Born in chaos" de Absurd Heroes
"Le monde d'après" de ALT (Alix Logiaco Trio)
"Le ciel est partout" de Blaubird
"Gainsbourg" de Brussels Jazz Orchestra & Camille Bertault
"Se taire et écouter" de Daniel Jea
"Constellation" de David Bressat
"The cage and the crown : chapter 1" de Headkeyz
"Promenade oblique" l'émission à écouter signée Listen In Bed
"Deep marks" de Mind Affect
"Chant contre champ" de Naudin
"Karma police" de Théo Cormier
et toujours :
"Awoken songs" de Pas de Printemps pour Marnie
"Léon" de Ottis Coeur
"Bach : The Six Cello Suites" de Michiaki Ueno
"Original Soundtracks" la nouvelle émission à écouter de Listen In Bed
"Scriabine - Rimsky Korsakov" de Jean Philippe Collard
"Tiempo" de Irina Gonzalez
"Mass" de Gliz
"Elisabeth Jacquet de La Guerre : Judith & Sémélé" de  Ensemble Amarillis, Héloïse Gaillard & Maïlys de Villoutreys
"Sheng : Oeuvres pour choeur et orgue de Grégoire Rolland" de Choeur de Chambre Dulci Jubilo, Christopher Gibert & Thomas Ospital
"Trompe la mort" de Bazar Bellamy
"Tokoto" de Bancal Chéri
"Duo Solo" de Astig Siranossian

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Prenez garde à son petit couteau" au Monfort Théâtre
"Deux amis" au Théâtre du Rond-Point
"Ruy Blas" au Théâtre des Béliers Parisiens
"Playlist Politique" au Théâtre de la Bastille
"Nuit" au Théâtre des Quartiers d'Ivry
"Depois do silêncio (Après le silence)" au Centquatre
"Sfumato, l'art d'effacer les contours" au Théâtre Dunois
"Je me souviens le ciel est loin la terre aussi" au Monfort Théâtre
"Histoire(s) de baiser(s)" au Lavoir Moderne Parisien
"Avril Enchanté" au Théâtre Le Guichet-Montparnasse
"La Cérémonie" au Théâtre Le Funambule-Montmartre
"Perte" à La Piccola Scala
les reprises :
"Cirque Le Roux - La Nuit du Cerf" au Théâtre Le 13ème Art
"La nuit juste avant les forêts" au Théâtre de la Boutonnière
et les autres spectacles à l'affiche

Expositions :

"Ossip Zadkine - Une vie d'ateliers" au Musée Zadkine
et les autres expositions à l'affiche

Cinéma :

en streaming gratuit :
"La Disparition des lucioles" de Sébastien Pilote
"La Grande noirceur" de Maxime Giroux
"Ema" de Pablo Larraín
"Home" de Franka Potente
"Un père" de Marine Colomiès
"Dark waters de Todd Haynes
"Backroom - Drogue mortelle" de Rosa von Praunheim
en salle un film restauré :
"Un petit cas de conscience" de Marie-Claude Treilhou

Lecture avec :

"L'histoire de l'hiver qui ne voulait jamais finir" de Shane Jones
"Black Bird" de James Keene & Hillel Levin
et toujours une sélection spéciale Histoire :
"Le livre noir de vladimir poutine" de Galia Ackerman et Stéphane Courtois
"l'armée française, 2 siècles d'engagement" de Jean Lopez
"Espions en révolution" de Joël Richard Paul

"La guerre du désert" de Benoit Rondeau
"Russie, révolution et guerre civile (1917-1921) de Antony Beevor
"Le noir et le brun" de Jean Christophe Buisson
"Images de France" de Léonard Dauphant
"Hitler et Churchill" de Andrew Roberts

Et toute la semaine des émissions en direct et en replay sur notre chaine TWITCH

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
twitch.com/froggysdelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=