"The echo of my hometown
The things I never said
Consumes the space between me
And everyone I left
Try not to let go
Try not to let go
Try not to let go
Try not to let go
Love, love is all that I want now
Can
I give my love to everyone somehow ?
Oh, love"
Difficile à croire mais si ce Pre Pleasure, le nouvel album de la chanteuse australienne Julia Jacklin est aussi bon, c’est un peu grâce à Céline Dion. Rassurez-vous, sa musique ne s’est pas transformée en une ignoble soupe commerciale, la chanteuse canadienne a été une inspiration plus psychologique que sonore, un "guide spirituel" permettant à Julia Jacklin de s’ouvrir, de ne pas se prendre trop au sérieux, de s’amuser, de ne plus se laisser écraser par la pression.
Dont acte. Et cela s’entend. Là où Crushing, son album précédent, était un (superbe) disque de rupture avec la façon de la surmonter Pre Pleasure est quelque part plus "léger". Il y a toujours un côté empathique dans sa musique, chaleureux (jusque dans le timbre de sa voix), réconfortant. Il y a comme chez Courtney Barnett cette impression d’écouter une bonne copine chanter près de soi.
"All my words are caught up in a cloud, you know someday you’ll have to say them out loud".
Elle parle dans ce disque de l’importance de prendre soin de soi, de faire des choses qui aident à se sentir bien, de s’engager auprès des gens, de lâcher prise. Et Julia Jacklin joint dans cet album coproduit avec Marcus Paquin (The Weather Station, Arcade Fire), et superbement produit au passage, le geste musical à la parole assumant son chant, enrichissant sa solide musique indie-pop / folk de touches de cordes (avec des arrangements d’Owen Pallett (Arcade Fire), claviers...
Et puis ce n’est pas un détail mais elle a composé ce disque en partant d’un clavier et non plus à partir de sa guitare, cela ouvre forcément les perspectives de composition. Il y a ici beaucoup de maîtrise et de sensibilité, surtout une justesse dans la musique comme dans les textes. Enfin Julia Jacklin montre une nouvelle fois tout son talent de songwriting.
Un titre en hommage à Shane McGowan disparu cette semaine après avoir vécu une vie comme s'il n'en avait qu'une et il avait sans doute bien raison. Et puis c'est bientôt noel, le temps des cadeaux alors voici notre sélection hebdomadaire.