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Dario Albertini  (octobre 2022) 

Réalisé par Dario Albertini. Italie. Drame. 1h35 (Sortie 5 octobre 2022). Avec Paola Lavini, Francesca Chillemi, Elisabetta Rocchetti, Piera Degli Esposti, Yuri Casagrande Conti, Enzo Casertano, Pietro Turano et Luciano Miele.

Peut-être quelques-uns se souviennent de "Il figlio, Manuel", film de 2017 de Dario Albertini. On y suivait le parcours d'un jeune homme au bord de la délinquance.

Semi documentaire, axé sur ses personnages de jeunes gens appartenant à des milieux défavorisés, il réussissait à passionner par la qualité de son casting et l'on espérait que ses héros, promis au sort le plus noir, auraient la chance de s'en sortir.

Dans son nouvel film, "Anima Bella", on retrouve les mêmes qualités et les mêmes principes de filmage. Encore une fois, il étudie une population réelle dans laquelle il fait vivre à ses personnages principaux une histoire fictionnée. En l'occurrence, la jeune Gioia, qui fête ses dix huit ans, a tout d'une héroïne de fiction, bien qu'on la suive en train de garder ses moutons puisqu'elle est bergère.

Les premières scènes de "Anima Bella" de Dario Albertini ont tout d'un documentaire. On suit cette jeune fille dans son travail et dans tous ces va-et-vient en vue de gagner de ci de là de quoi la nourrir, son père et elle.et l'on finit par comprendre que c'est la fiction qui fait son nid chez son père : elle apprend que celui-ci vend ses brebis pour payer ses dettes de jeu.

Savoir que son père est accro au jeu, pourrit leur vie de sous -prolétaires dans une Italie de petites gens qui ne répondent pas aux critères de "bons pauvres".

Peu à peu, l'existence de Gioia change du tout au tout. Elle décide d'accompagner son père à la ville où il est interné dans uns structure pour joueurs invétérés. Fille courage, ne ménageant pas sa peine, on la suit à la recherche de petits boulots pour continuer à pouvoir surveiller son père, par ailleurs très influençable et ne manquant pas une occasion de replonger. Dans "Anima Bella" de Dario Albertini, on sera surpris de voir l'ampleur du problème des accros au jeu dans les pays occidentaux.

Ce "petit" film qui traite de la pauvreté moderne montre l'Italie des laissés pour compte soumis à toutes les tentations d'un "monde mondialisé". Si son père n'avait pas contracté ce vice, le couple aurait vécu chichement mais dans un cadre social où la vente de leurs fromages aurait suffi à se maintenir la tête hors de l'eau jour après jour.

Mais, hélas, le sens du film est clair : il y a assez de vices pour que chacun placé dans la situation fragile du père de Gioia en trouve un à sa portée pour s'enfoncer dans la misère.

Dario Albertini ne décrit pas un père et sa fille seuls dans la vie. Ils ont autour d'eux une qui pourrait les aider, notamment la communauté catholique pas encore tout à fait morte, mais peu à peu, cette protection ne suffit pas car ses membres eux aussi ne sont pas dans des situations resplendissantes.

Sans être un "feel good movie", "Anima Bella" de Dario Albertini s'efforce de donner un peu d'espoir et propose une fin qui pourrait annoncer un mieux pour son héroïne. Paola Lavinia porte le film sur ses jeunes épaules avec beaucoup d'abnégation.

C'est une actrice née, qui, on l'espère pourra s'épanouir dans la comédie plutôt que dans cette vraie vie où elle fait montre d'une volonté hors du commun et d'un amour presque aveugle pour un père prodigue.

Un film généreux qu'on n'oublie pas.

 

Philippe Person         
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