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Interview  ( Paris)  15 mai 2007

Rencontre avec Nils-Emil Svanangen alias Lonely Dear à l'occasion de la sortie de ses albums en France.

Tu es auteur/compositeur/interprète. Comment le ressens-tu ?

Nils-Emil Svanangen : Je suis mon propre juge. Je crois que j’aime me mettre la pression pour développer mes aptitudes musicales. Les choses sont différentes aujourd’hui, je suis sur un label et je m’attends à avoir quelques soucis !

Pourquoi ? Parce que tu n’es plus seul ?

Nils-Emil Svanangen : Je veux toujours être seul à tout faire, mais être signé était une telle opportunité. Je pensais pouvoir consacrer tout mon temps à la musique, être assez libre.

Tu ne peux pas sortir de disques quand tu le désires par exemple.

Nils-Emil Svanangen : Non. Le problème est que l’on fait tellement de concerts, et que l’on est tout le temps occupé, qu’il ne reste plus de temps pour composer, c’est dommage. Hier j’ai fait de la promo et aujourd’hui aussi.

Tu joues avec un groupe maintenant. Participe-t-il à la composition des morceaux ?

Nils-Emil Svanangen : Je fais toujours tout. Je fonctionne comme cela, je m’enferme dans une pièce et je compose. Par contre, je développe parfois les chansons sur scène avec le groupe. Je joue de tous les instruments sur mes disques et j’adore ça. Je ne laisserais personne rentrer dans mon monde, car c’est l’aventure de ma vie.

Quand tu as commencé en Suède, tu jouais dans un groupe de jazz ?

Nils-Emil Svanangen : Oui, un petit trio. Je jouais du piano, il y avait de la basse et une batterie. L’école du jazz a été bonne pour moi, apprendre à écrire de très bonnes chansons. D’une certaine manière, j’aime à penser que je joue toujours du jazz, la partie improvisation se faisant quand je compose.

Tu as une manière de moins en moins commune de vendre tes albums, tu gravais des cd-r ?

Nils-Emil Svanangen : Oui, j’aime bien travailler de façon artisanale et cela se ressent aussi dans la manière dont je vends mes disques ! Comme un peintre qui fait un tableau et qui le vend. J’aime que cela fonctionne ainsi. J’ai cette impression que je ne resterai pas sur un label pour toujours.

J’aime donner des interviews, rencontrer de nouvelles personnes, jouer dans différents endroits mais je ne vois pas de but du point de vue musical. Mon but, c’est de composer de nouveaux morceaux. Je sens que mon manager sera déçu si dans cinq ou six ans je lui dis que je ne veux plus de mon contrat !

Tu as quand même eu un certain succès avec ces cd-r !

Nils-Emil Svanangen : Je ne sais pas trop, mais c’était assez spécial. Aujourd’hui, la manière habituelle dont on fait de la musique, c’est enregistrement, signature puis on passe le disque à la radio. Pour moi, cela ne s’est pas passé ainsi. Je me suis rendu compte que je passais la plus grande partie de mon temps à envoyer des disques, et j’ai donc créé une sorte de mini maison de disques chez moi ! Mais cela m’empêchait de composer, c’est en partie pour cela que j’ai décidé de trouver un contrat.

Ici en France, deux de tes albums sortent au même moment !

Nils-Emil Svanangen : Oui, c’est vraiment ça, tout le monde est un peu perdu. C’est parce que personne ne voulait les sortir plus tôt, et je ne voulais pas me précipiter non plus.

Cela ne te donne pas une impression de retourner en arrière ?

Nils-Emil Svanangen : C’est un peu ça. Je suis très fier de ces deux disques et je suis content qu’ils sortent. J’ai découvert récemment que les gens adorent certains passages des disques que je n’aime plus du tout !

Tu avais un petit label alors ?

Nils-Emil Svanangen : Dear John n’était pas vraiment un label, c’était juste un nom. Je ne l’écrivais même pas sur mes propres albums ! Mais depuis que je suis parti en tournée, mes parents reçoivent des commandes de CDS, ce sont un peu eux les patrons du label Dear John maintenant !

Mais pour revenir au sujet de ma signature sur un vrai label, il y avait deux raisons principales : pouvoir composer et avoir un chez moi. Pour vivre, il faut de l’argent. Je ne sais pas trop si en étant sur un label, on gagne plus d’argent mais en tout cas il y a des chances. J’ai vraiment besoin d’un appartement car actuellement je n’ai nulle part où aller.

Tu enregistres de façon très simple. C’est pour des raisons dogmatiques ou financières ?

Nils-Emil Svanangen : Je ne sais pas trop mais la façon dont les disques sonnent est parfaite pour moi. Ils pourraient peut-être avoir un meilleur son, mais c’est moi qui ai fait cela tout seul, et c’est la façon dont je travaille.

Comment cela se passe sur scène, as-tu fait des arrangements ?

Nils-Emil Svanangen : C’était assez simple, je joue les chansons et ils suivent. Parfois je me plains donc ils changent ! Mais on vient de faire soixante dix concerts d’affilée, ce qui a rendu tout cela plus naturel, plus fluide.

Peux tu nous parler de tes influences ?

Nils-Emil Svanangen : Je ne peux pas vraiment dire que j’ai été influencé par tel ou tel groupe. Je m’inspire seulement de bonnes chansons, du jazz aussi. En ce moment, j’adore la basse ! J’aimerai en jouer plus, et pourquoi pas accompagner quelqu’un.

Décris ta musique en trois mots.

Nils-Emil Svanangen : Géniale (rires), mélancolique et mélodique.

 

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L'interview de Loney Dear (27 janvier 2009)

En savoir plus :

Le site officiel de Lonely Dear

Crédits photos : Laurent (Plus de photos sur Taste of Indie)


Camille         
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# 29 janvier 2023 : Culture pour tous !

Cette semaine encore on fait le plein de nouveautés à lire, à voir, à écouter et à applaudir. Vous pourrez aussi revoir le concert et l'interview de Julie Gasnier et finir la semaine avec la 60eme MAG en direct. Voici le sommaire.

Du côté de la musique :

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et toujours :
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"Turn the car around" de Gaz Coombes
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"La Tempête" au Théâtre de la Huchette
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"Le Pied de Rimbaud" au Studio Hébertot
"On n'est pas là pour disparaître" ai Théâtre 14
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