Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep Twitch
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Adam Green
Interview  (La Maroquinerie)  mars 2004

Deux heures avant son retour à Paris à la Maroquinerie, le génial Adam Green recevait Froggy Delight dans sa loge pour un bilan sur les derniers mois écoulés.


Lorsque l’on s’était vu en juin dernier, ton nouvel album "Friends Of Mine" était sur le point de sortir, mais on n’avait pas eu suffisamment le temps d’en parler. Comment expliquer donc cette évolution par rapport à "Garfield"?

En fait, il faut bien comprendre que "Garfield" a été enregistré au même moment et avant l’album des Moldy Peaches … ce qui commence à dater. "Friends Of Mine" est donc le premier truc sorti depuis que je fais des tournées. J’ai donc eu le temps d’apprendre beaucoup de choses depuis ce moment-là : j’avais 19 ans, je n’avais jamais joué un seul show de ma vie.

Quand j’ai enregistré "Friends Of Mine", j’avais fait des centaines de concerts autour du monde, c’est complètement différent. Je pense aussi que mes goûts ont changé entre temps. Je m’efforce désormais de chanter correctement, je pense être devenu un meilleur chanteur car je me suis beaucoup plus exercé. Pour "Friends Of Mine", j’ai écrit des chansons d’une façon plus mélodique en commençant à accorder une attention sur le phrasing, à respecter des chanteurs comme Frank Sinatra, Scott Walker, The Doors, Chet Baker …Jacques Brel.

J’ai donc fait un disque plus romantique en essayant de faire ressentir aux gens ce que cette musique me faisait ressentir. Voilà pour le background.

L’autre chose importante est que pour la première fois de ma vie, j’ai eu un budget de la part de Rough Trade, me permettant d’aller dans un studio professionnel, car tous mes précédents enregistrements étaient faits à la maison. J’ai pu engager des musiciens que je trouvais vraiment bons, et puis on a fait ça : c’était une opportunité énorme pour moi. J’ai trouvé un bon ingénieur en Dan Myers, nous avons enregistré tout l’album en 12 jours, ce qui est très rapide.

Même si l’emballage des chansons a changé entre tes deux disques, tes paroles sont restées les mêmes, où trouves-tu ton inspiration ?

Il y a beaucoup de sentiments dans les paroles et parfois beaucoup de sentiments à l’intérieur d’une même chanson … Mes sources d’inspirations proviennent de plein de choses différentes, tout ce que je vois autour de moi, ce que je peux imaginer, voir dans un film, ce qu’un ami peut me raconter, les gens que je rencontre, une fille que je connaisse …

"No Legs" ?

Le départ de"No Legs" provient d’une histoire qu’un ami m’a racontée, et puis j’ai trouvé ces vers décrivant les dysfonctionnements des relations basées sur l’amour et la haine dans un environnement new-yorkais …

As-tu déjà rencontré Jessica Simpson ?

En vrai ? Non. J’ai vu des photos d’elle dans un magazine et le lendemain j’ai écrit les premiers vers de la chanson. Je ne savais pas sincèrement si j’allais les réutiliser, mais j’aimais bien la mélodie. J’ai d’abord pensé mettre d’autres paroles dessus, mais une fois le refrain fait, j’ai trouvé qu’une chanson sur Jessica Simpson le faisait tout à fait (rires).

A l’automne dernier, tu as sorti cette chanson en simple, tu pourrais m’en dire plus sur le choix des deux reprises – "What A Waster" des Libertines et "Kokomo" des Beach Boys – figurant sur le EP ?

La reprise des Beach Boys a été faite avec Ben Kweller. J’ai tourné un moment avec lui et on la faisait parfois ensemble en rappel à la fin de ses shows. Quand je suis revenu de tournée, Rough Trade m’a demandé des faces-b : celle là était parfaite.

A propos de la reprise de "What A Waster" des Libertines : on est sur le même label, je suis allé les voir quand ils sont passés à New-York. Après le concert, on est rentré à leur hôtel pour se retrouver à gratouiller et à chanter. Ils m’ont donc appris à jouer "What A Waster" et Pete a changé les paroles pour moi, car elles sont majoritairement en anglais britannique, pleines d’expressions que nous n’avons pas en Amérique. Ils m’ont dit qu’ils avaient réservé un studio une semaine entière. J’y suis allé le lendemain pour enregistrer avec eux : j’ai joué "hat A Waster", ils étaient assis sur des chaises à me regarder (rires). Ce n’est qu’ensuite que l’idée m’est venue de l’utiliser en face-b. Ils ont aussi enregistré une reprise de "Who’s Got The Crack" des Moldy Peaches, vraiment très drôle … je leur ai montré comment la jouer.

Pour cette nouvelle tournée, tu joues avec un groupe, à quoi va ressembler le show ?

Ben on sera cinq. Je ne fais que chanter maintenant, plus de guitare, j’ai un guitariste acoustique, un bassiste, un batteur et un claviériste qui joue sur piano électrique, un truc très chouette utilisé dans les années soixante.

Tu comptes jouer des titres des Moldy Peaches ?

Non je ne jouerai aucune chanson des Moldy Peaches. Si tu m’as déjà vu en solo, tu sais que je ne joue jamais ces chansons …

Oui … mais je me disais que peut-être avec un groupe ?

Oui, mais … non …

Hum … Lors d’une interview à l’automne dernier, Jeffrey Lewis nous confiait ses états d’âme, le fait que son cœur balançait entre BD et musique, qu’il se demandait s’il allait encore faire ça pendant longtemps ... Qu’est ce que tout ça t’inspire ?

En réalité, je me vois encore faire ça assez longtemps. Jeffrey est un super dessinateur de BD, c’est effectivement assez compliqué de choisir un domaine sur lequel se focaliser : le grand conflit de sa vie, à savoir s’il dessine des BD, chante ou fait les deux car il est autant intéressé par l’un que par l’autre. C’est vrai qu’il est plus payé à chanter qu’à dessiner des BD. Je ne sais pas si tu as vu ses dessins mais il est pour moi un des plus grands dessinateurs que j’ai vu de ma vie, il est vraiment incroyable.

Personnellement, je ne ressens pas les choses de cette manière, je fais aussi d’autres choses : peindre, dessiner, écrire des histoires mais je n’ai jamais pensé me focaliser dessus.

Sinon concernant tes projets, ton prochain disque avance ?

Je m’y mets en revenant de cette tournée. J’ai écrit plein de nouvelles chansons, j’en jouerai d’ailleurs ce soir.

Et ce nouvel album sera dans le même esprit que "Friends Of Mine" ?

Chaque fois que j’écris une nouvelle chanson, j’essaye de la rendre différente de toutes celles que j’ai déjà écrites, je ne pas faire deux fois la même chose. Quoi te dire … ce sont toujours des chansons romantiques, les mots s’adaptent toujours très bien à la mélodie, je chante toujours, les instrumentations seront à peu près les mêmes que sur "Friends Of Mine", beaucoup de cordes, ce genre de chose : ça ne me pose vraiment aucun problème de travailler seulement avec un ingénieur sans producteur. Je pense aussi qu’il y aura plein de piano contrairement à "Friends Of Mine".


Et voilà c’est tout pour aujourd’hui, concert parfait dans la foulée, suite des aventures d’Adam Green dans un prochain numéro.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Friends of mine de Adam Green
La chronique de l'album Jessica de Adam Green
La chronique de l'album Gemstones de Adam Green
La chronique de l'album Jacket full of danger de Adam Green
La chronique de l'album Sixes & Sevens de Adam Green
La chronique de l'album Engine of Paradise de Adam Green
Adam Green en concert à La Cigale (7 juin 2003)
Adam Green en concert à Mains d'Oeuvres (26 mai 2003)
Adam Green en concert à La Maroquinerie (1er mars 2004)
Adam Green en concert à La Cigale (12 avril 2006)
Adam Green en concert à La Maroquinerie (24 septembre 2007)
Adam Green en concert au Festival Le Printemps de Bourges 2008 (Mardi)
Adam Green en concert à L'Aéronef (jeudi 11 février 2010)
L'interview de Adam Green (7 juin 2003)
L'interview de Adam Green (7 juin 2005)
L'interview de Adam Green (7 février 2006)


Barbel         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :


# 5 février 2023 : Faites sauter les crêpes, pas la retraite !

Encore une semaine mouvementée en perspective mais entre 2 mouvements sociaux et pendant votre télétravail il y a de quoi se cultiver, tant qu'il reste la culture ! c'est parti pour le programme de la semaine avec notamment le replay de la MAG #60 !

Du côté de la musique :

"Tarbes" de La Féline
"The world ended a long time ago" de This Immortal Coil
"Invisible heart" de She Owl
"Dans la splendeur" de Rivière
"Inner songs" de Olvier Temime
"Before I saw the sea" de Me and My Friends
"DJ Jerri" la 17eme de la saison 4 de Listen In Bed
"Head above water" de Laura Cox
"Messages from water" de Ichiro Onoe
"What's your name ?" de Archi Deep
Dirty Deep, Lana Desôza, Diamond Dog, Who Parked the Car à découvrir
et toujours :
"Cacti" de Billy Nomates
"Quadrachromie" de Bat
"Bach / Rachmaninov" de Guilhem Fabre
"Un violon dans l'histoire" de Isabelle Durin & Michaël Ertzscheid
"Les 10 chansons préférées de Maxime Chamoux" c'est le nouveau podcast de Listen In Bed
"An unexpected Mozart" de Louis Noel Bestion de Camboulas & Ensemble Les Surprises
"Prokofiev Violins Concertos" de Maria Milstein, Phion Orchestra & Otto Tausk
"Mendelssohn : Complete String Quartets Vol.1" de Quatuor Van Kuijk
Paddang, Skopitone Sisko, Madam, Gliz et dropdead Chaos à découvrir

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Oncle Vania" au Théâtre national de l'Odéon
"Kingdom" aux Ateliers Berthier
"En attendant Godot" à La Scala
"HOP !"" au Centquatre
"Salle des fêtes" au Théâtre Public de Montreuil
"Madame Ming" au Théâtre Rive-Gauche
"Le manteau de Janis" au Théâtre du Petit-Montparnasse
"Ranger" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Quand je serai grande je serai Patrick Swayze" au Théâtre du Rond-Point
les reprises :
"Les Faux British" à la Comédie des Champs Elysées
"Dévaste-moi" à l'International Virtual Théâtre
"Marie des Poules"au Studio des Champs Elysées
"Mon âge d'Or" au Théâtre Essaion
"Mon Tchaikovski' au Théâtre Essaion
"L'Ingénu" au Théâtre Essaion
et les autes spectacles déjà l'affiche

Expositions :

"La Fabuloserie" à la Halle Saint-Pierre
dernière ligne droite pour :
"Oskar Kokoschka - Un fauve à Vienne" au Musée d4art Moderne de la Ville de Paris
et les expositions encore à l'affiche

Cinéma :

en streaming gratuit :
"Summers Survivors" de Marija Kavtaradze
"Les Fleurs amères" d'Olivier Meys
"Un beau voyou" de Lucas Bernard
"La Religieuse" de Guillaume Nicloux
"L'Intrusa" de Leonardo Di Costanzo
en salle pour les amateurs de documentaires :
"La ferme à Gégé" de Florent Verdet

Lecture avec :

Interview de Eric Dérian lors du festival d'Angoulême 2023
"Finir prof" de Mara Goyet
"Guillotinées" de Cécile Berly
"Petite et grande histoire de la Cité interdite" de Bernard Brizay
"Shamane" de Marc Graciano
"Stalingrad, le tournant de la guerre" de François Kersaudy
et toujours :
"A prendre ou à laisser" de Lionel Shriver
Exposition de Julie Doucet à Angoulême
Anaïs Schenké - Yvan Agalbé - David Snug au Off d'Angoulême
"Les derniers jours de Staline" de Joshua Rubenstein
"Les heures abolies" de Lou Darsan

un jeu vidéo plutôt original pour terminer : Hell is Others sur PC

Et toute la semaine des émissions en direct et en replay sur notre chaine TWITCH

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
twitch.com/froggysdelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=