Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep Twitch
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Jack White
Blunderbuss  (Third Man Records)  avril 2012

Il y a un an, la dissolution des White Stripes m'avait un peu fait mal au cul. Je suis persuadé qu'ils avaient la possibilité de sortir encore de très bons albums. La multiplication des side-projects de Jack White a beaucoup aidé à me faire passer la pilule. Après The Raconteurs (d'ailleurs, un nouvel opus serait très apprécié), The Dead Weather, sa participation à l'excellent projet Rome ou ses divers travaux en tant que producteur, Jack White sort enfin un album solo.

L'album s'appelle Blunderbuss (tromblon en fançais) et a été produit dans son studio de Nashville. Quand le rédac' chef de Froggy's Delight (qui connaît mon amour pour Monsieur White) m'a proposé d'aller écouter l'album en avant-première, j'ai tout de suite dit oui (en fait j'ai d'abord dit non, parce que je ne pensais pas avoir le temps d'arriver à l'heure, mais après vérification de l'heure de début et un petit check sur le site de la RATP, j'ai dit oui).

Donc le 21 mars dernier, je me suis rendu à l'écoute de Blunderbuss avec tout un tas de journalistes à la Maison de la Chasse et de la Nature (lieu assez étrange et fascinant). Entourés de cerfs empaillés et d'andouillers accrochés aux murs ou en lustres, nous avons débuté l'écoute de l'album sur une platine vinyle tout en sirotant des cocktails Blunderbuss.

1 - "Missing Pieces"
Le titre commence avec une petite introduction où chaque instrument arrive par couche successive, un patchwork musical dont un synthé qui domine l'ensemble. On retrouve malgré tout un solo de guitare très efficace. C'est un blues rythmé avec une ambiance plutôt joyeuse.

2 - "Sixteen Salteens"
Cela commence par un gimmick de guitare, un peu comme le tout début de 20th Century Boys de T-Rex. Le morceau sonne comme du White Stripes : de gros riffs sur une rythmique simple mais imparable. La fin de la chanson nous réserve une petite envolée à coup de guitare aiguisée.

3 - "Freedom at 21"
Un morceau qui respire la pure énergie live dont Monsieur White est capable de déployer sur scène. Un riff répétitif sur un gros rythme et surtout un solo bruitiste à la manière d'un Sonic Youth vicieux.

4 - "Love Interruption"
L'introduction fait penser à "Son of a preacher man" de Dusty Springfield. Le titre est un duo et la présence de cuivre est à noter. Il s'agit du premier extrait de l'album qu'on a pu découvrir en février. La chanteuse (Ruby Amanfu) a une voix usée qui se marrie à merveille avec le chant simple et un peu grave de Jack.

5 - "Blunderbuss"
C'est une ballade country qui ressemble presque à une chanson pour enfant. On y entend la présence de violoncelle qui sonne parfois comme des chants de baleine.

6 - "Hypocrital Kiss"
Le piano en introduction reste très présent sur tout le titre. Une guitare sèche et une batterie minimale s'occupent de faire une grosse rythmique.

C'est au moment de changer la face du 33 tours que Jack White est entré dans la salle pour nous regarder écouter son album.

7 - "Weep Themselves To Sleep"
L’introduction est assez nerveuse et assez jazzy. Ici encore le piano est très présent, mais le titre est plus rythmé et énergique que le précédent. Le chant est parfois presque scandé. Un petit solo de guitare vient écorcher le morceau vers la fin et lui rajoute une couleur bien rock. Une grosse montée en puissance avant une fin calme au piano. Un des titres les plus puissants de l'album.

8 - "I'm Shakin'"
Ce titre est une reprise de Little Willie John. White y est ccompagné par un chœur féminin. Le rythme est très dansant. La voix qui sonne très lo-fi est très mise en avant. C'est le morceau le plus étrange de l'album mais peut-être aussi le plus cool.

9 - "Trash Tongue Talker"
Un blues bien gras et lancinant, très influencé par de la grosse country et du hard rock. Une avalanche de guitare et de piano.

10 - "Hip (Eponymous) Poor Boy"
Utilisation de clavecin en introduction. Cela ressemble à une ballade bastringue/country que l'on pourrait entendre dans un saloon moderne.

11 - "I Guess I Should Go To Sleep"
Duo calme mais énergique avec piano et contrebasse. Le mariage des voix est là encore parfait.

12 - "On And On And On"
Introduction grandiloquente au violon. Un rythme lent, comme en apesanteur (non je vous interdis de penser à ce dont vous penser), deux voix sur le refrain, les choeurs se fondent avec la voix de Jack. Une guitare très présente sur un morceau très doux.

13 - "Take Me With You When You Go"
Jack finit son album en apothéose avec un morceau à l'ambiance bastringue. Un bluegrass nerveux à deux voix qui se termine par un solo fiévreux.

Très country et moins bluegrass qu'avant, aussi moins rock saturé que ces anciens projets et avec beaucoup de violon et de piano, Jack nous offre sur cet album une palette très large de ses talents. On trouve un nombre important de ballades mais le son bluesy un brin cradingue de l'époque de Get behind me Satan n'a pas pour autant disparu. Blunderbuss est assez pop mais n'oublie pas non plus d'être nerveux quand il le faut. Mais on sent surtout l'influence de Nashville où Jack White habite depuis quelques années. De toute manière, même s'il avait fait de la merde, je vous aurais dit que c'était un très bon album.

Je vais conclure avec une explication que nous a donné Jack White dans une petite interview/présentation et qui résume bien ce disque : "dans un tromblon, on peut y mettre n’importe quoi. On peut le charger avec des morceaux de bois, des pierres, du métal… Et bien cet album, c’est pareil."

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Lazaretto de Jack White
La chronique de l'album Boarding House Reach de Jack White
La chronique de l'album Fear of the dawn de Jack White
Jack White en concert au Festival Les Eurockéennes de Belfort #24 (2012) - dimanche
Jack White en concert au Festival Beauregard #10 (édition 2018) - Vendredi 6 juillet
La chronique de l'album Elephant de The White Stripes
La chronique de l'album Get behind me Satan de The White Stripes
White Stripes en concert à l'Olympia (22 mai 2003)
White Stripes en concert au Zenith (1er février 2004)
White Stripes en concert au Festival Rock en Seine 2004
White Stripes en concert au Festival Primavera Sound 2007 (jeudi)

En savoir plus :
Le site officiel de Jack White


Didier Richard         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco

• Edition du 2023-02-05 :
La Mare Aux Grenouilles #60 - Talk Show Culturel
This Immortal Coil - The World Ended a Long Time Ago
Laura Cox - Head Above Water
She Owl - Invisible Heart
La Féline - Tarbes
Ichiro Onoe - Messages from water
Olivier Temime - Inner Songs
Me and My Friends - Before I saw the sea
Archi Deep - What's our name ?
Rivière - Dans la splendeur EP
Dirty Deep - Lana Desôza - Diamond Dog - Who Parked the Car - Ni Vus Ni Connus
Listen in Bed - DJ Jerri (émission 17 saison 4)

• Edition du 2023-01-29 :
Billy Nomates - Cacti
Listen in Bed - Les dix chansons préférées de Maxime Chamoux (Pharaon de Winter) (émission 16 saison 4)
Maria Milstein, Phion Orchestra & Otto Tausk - Prokofiev Violins Concertos
Paddang - Skopitone Sisko - Madam - Gliz - Dropdead Chaos - Ni Vus Ni Connus
Isabelle Durin & Michaël Ertzscheid - Un violon dans l'histoire
Louis-Noël Bestion de Camboulas & Ensemble Les Surprises - An Unexpected Mozart
Quatuor Van Kuijk - Mendelssohn : Complete String Quartets Vol.1
Guilhem Fabre - Bach / Rachmaninov
-Bat- - Quadrachromie
 

• Archives :
Listen in Bed - Daisy (émission 15 saison 4)
La Mare Aux Grenouilles #59 - Talk Show Culturel
Haylen - Archie Deep - Le Grand Mal - Rivière - Treponem Pal - Ni Vus Ni Connus
Patrick Burgan - Peter Pan ou la véritable histoire de Wendy Moira Angela Darling
Isil Bengi - Agni Kunda
Mojo Sapiens - Empire of Dust
Gaz Coombes - Turn the car around
Gaspard Guerre - Translation Mao
Sker - Insomnia EP
Cancre - Tout s'efface
Fabrizio Chiovetta - Schumann
Listen in Bed - C'est la vie qui veut ça (émission 14 saison 4)
Lunt - Remember we were waiting for the snow
Julie Cherrier-Hoffmann, Lucienne Renaudin Vary, Pierre Arditi, Frédéric Chaslin & Arièle Butaux - Rendez-vous
Muyiwa Kunnuji's Osemako - A.P.P. (Accumulation of Profit & Power)
Sun - Brutal Pop II EP
Augenwasser - The Big Swin
Monsieur Lune - Écrans Plats
Not Scientists - Bilbao Kung-Fu - Grandma's Ashes - Paradis Minuit - Ni Vus Ni Connus
Nicolas Jules - Carnaval Sauvage
Listen in Bed - The fine print (Euphoria) (émission 13 saison 4)
La Pietà - Interview
Stan Mathis - 57.75
Emmanuel Borghi Trio - Watering the good things
Nathan Roche - A Break Away
Maîtrise des Bouches du Rhône - Asmarä Choeur de chambre - Requiem de Fauré - Poulenc - Henric
Shijin - Playful
Quatuor Psophos - Haydn - Opus 54
Les Lullies - Dernier soir
La Mare Aux Grenouilles Spéciale 2022 - Talk Show Culturel
- les derniers albums (7039)
- les derniers articles (322)
- les derniers concerts (2360)
- les derniers expos (5)
- les derniers films (20)
- les derniers interviews (1119)
- les derniers livres (8)
- les derniers oldies (20)
- les derniers spectacles (8)
           
twitch.com/froggysdelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=