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puce Alexej von Jawlensky - La promesse du visage
La Piscine  (Roubaix)  Du 6 novembre 2021 au 6 février 2022

La Piscine de Roubaix présente, en coproduction avec la Fondation Mapfre à Madrid et le Musée Cantini à Marseille, l'exposition-rétrospective "Alexej von Jawlensky - La promesse du visage" dédiée au peintre russe inscrit dans la marche vers l'abstraction et la recherche picturale des avant-gardes modernistes pour une nouvelle approche de la représentation.

Un peintre moins connu du grand public que son homologue et compatriote Vassily Kandinsky, avec lequel il fonde en 1909 le groupe NKVM ("la Nouvelle Association des artistes munichois") et accompagne dans le mouvement "Der Blaue Reiter" ("Le Cavalier bleu") auquel se ralllie également Paul Klee, les trois s'associant en 1924 avec Lyonel Feininger dans le groupe d'exposition intitulé "Le Blaue Vier" ("Les Quatre Bleus") créé à linitiative de la peintre, collectionneuse et marchande d'art Galka Scheyer qui a contribué à leur visibilité internationale.

Sous le commissariat d'Itzhak Golderg, critique et historien de l’art,professeur émérite d'histoire de l'art contemporain à l'Université Jean Monnet de Saint-Etienne et auteur de l'étude "Jawlensky ou Le visage promis", la monstration se déploie selon un parcours chrono-thématique qui retrace une oeuvre placée sous le signe de la spiritualité et de la transcendance.

L'art métaphysique d'Alexej von Jawlensky

Après le réalisme, le néo-impressionnisme et le fauvisme que révèlent ses premières oeuvres, il s'engage dans la voie de l'abstraction en usant d'un processus de géométrisation de la forme associée à la force expressive résultant de la combinatoire chromatique.

Ainsi il s'inscrit dans les courants de l'Histoire de l'art de son temps. D'une part, celle de la marche vers l'abstraction qui s'affranchit des codes de la représentation classique.

D'autre part, celle d'un art détaché de la sphère du religieux mais néanmoins investi d'une dimension spirituelle, "du spirituel dans l'art" tel que conceptualisé par Kandinsky, avec un art médiumnique pour atteindre l'invisible, et la voie vers l'abstraction pour atteindre le dévoilement ultime en s'affranchissant des références figuratives.

Pour Alexej von Jawlensky, le dévoilement ultime est celui du visage de l'entité suprême au commencement de tout et de l'homme, une incessante quête mystique menée par la pratique, d'une grande ampleur novatrice, de la peinture sérielle comme stratégie formelle de questionnement avec une identité non seulement thématique mais une identité de support et de format.

Initiée avec la série "Variations" (1914-1916) sur le thème du paysage, telle celle du "Chemin rouge", elle est ensuite consacrée à son sujet de prédilection, le visage, avec les séries initiées en 1917 - et de manière là encore atypique - concomitantes sur deux décennies en rupture avec le genre du portrait.

Après les portraits individualisés avec des bustes de femmes individualisées "Lola", Princesse Turandot" "Hélène") ou archétypales ("Danseuse espagnole" "La Russe") caractérisée par une époustouflante puissance chromatique, et les yeux cernés de noir caractéristiques des peintres fauves tel Kees Van Dongen, Jawlensky opte pour une composition focalisée sur le seul visage.

Avec la série "Têtes" de la période 1910-1916, il adopte une composition centrée sur le visage et entame un processus de dépersonnalisation avec des visages aux caractères morphologiques identiques - un visage ovale aux immenses yeux en amande et encadré de boucles noires - qui avec série des "Têtes mystiques" (1917-1919) aboutit à l'élaboration d'un modèle plastique dont la stylisation évoque celle stéréotypée des icônes orthodoxes.

La recherche de Jawlensky obsédé par ce que lui-même appelle "la nostalgie de Dieu" et la révélation ultime se poursuit avec la désexualisation du modèle dans la série "Faces du sauveur" (1917-1923) puis la dissolution des traits et la fermeture des yeux pour signifier le regard intérieur.

Ainsi dans la série "Têtes abstraites" (1918-1932) avec une combinaison de courbes et de lignes droites qui avec la combinaison de couleurs délimitant une forme en U de laquelle émerge une structure cruciforme rappelant le symbole de la croix chrétienne.

Ce cycle réflexif et introspectif sur la l'invisible et l'irreprésentable qu'est le divin et la fusion ultime avec le cosmos se clôt avec la série "Méditations" (1933-1937) à la douloureuse défiguration christique soutenue par une palette crépusculaire.

A noter l'exposition concomitante "Alles! 100 Jahre Jawlensky in Wiesbaden" au Wiesbaden Museum

Et à regarder en préambule à la visite :
le diaporama de l'exposition in situ
l'exposition in situ en vidéo
la conversation entre le commissaire de l'exposition Itzhak Golderg et Angélica von Jawlensky la petite-fille de l'artiste
le diaporama de l'exposition "Jawlensky - El paisaje del rostro" à la Fondation Mapfre à Madrid en 2021 et en vidéo
la présentation par le commissaire Itzhak Golderg de l'exposition "Jawlensky - La promesse du visage" au Musée Cantini à Marseille en 2021
le diaporama de l'exposition monographique à la Neue Galerie à New York en 2017

 
En savoir plus :

Le site officiel de La Piscine

Crédits photos : © DR


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Du côté de la musique :

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"Lighting concept" de Archi Deep
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"Things take time, take time" de Courtney Barnett
"A l'americaine" de Imparfait
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"Factory" de No Money Kids
"II" de Octantrion
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"Pas de deux" au Théâtre La Croisée des Chemins/Belleville
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Expositions :

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dernière ligne droite pour :
"Iya Répine - Peindre l'âme russe" au Petit Palais
"Botticelli - Artiste et designer" au Musée Jacquemart-André
"Jean-Jacques Henner - La Chair et l'Idéal" au Musée des Beaux-Arts de Strasbourg
et les expositions à l'affiche

Cinéma :

en salle :
"The Chef" de Philip Barantini
en streaming gratuit avec :
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"Trois vies et une seule mort" d'Arnaud Desplechin
"La sentinelle" de Arnaud Desplechin
le cinéma de Nuri Bilge Ceylan en 5 films

Lecture avec :

"Début de siècles" de Arnaud Cathrine
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