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puce Toyen - L'écart absolu
Musée d'Art Moderne de Paris  (Paris)  Du 25 mars au 24 juillet 2022

Après Prague et Hambourg, et en collaboration avec la Galerie Nationale de Prague et le Hamburger Kunsthalle, le Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris présente l'exposition rétrospective "Toyen - L'écart absolu".

Elle est consacrée à l'artiste peintre tchèque Marie Cermínova (1902-1980) figure de l’avant-garde politique et artistique dans son pays et du surréalisme en son temps - et notamment à Paris où a séjourné à Paris pendant les Années Folles avant de s'y installer définitivement en 1947.

Comme elle demeure connue du grand public contemporain nonobstant l'exposition "Rétrospective Toyen : une femme surréaliste (Prague 1902-Paris 1980)" que lui a consacré au Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Etienne en 2002, les commissaires Annie Le Brun, écrivain, et Anna Pravdová, conservatrice à la Galerie Nationale de Prague, ont opté pour un parcours didactique.

Constitué d'un conséquent corpus d'œuvres picturales et graphiques, dont la quasi totalité sont détenues par des collectionneurs privés, il se déroule de manière chronologique et formalliser son évolution stylistique.

Toyen, une inquiétante étrangeté

Inscrite dans le tropisme contemporain de la féminisation de l’espace culturel et de la visibilité des artistes femmes, et, en l'espèce, dans l'actualité muséale internationale récente dédiée spécifiquement aux femmes surréalistes, la monstration reprend l'intitulé de la 9ème exposition internationale du Surréalisme en 1965 à Paris à la Galerie L'Oeil à laquelle participait Toyen, pour baliser son parcours considéré comme atypique et singulier.

Articulé autour d'un focus sur la constellation surréaliste avec notamment le portrait de profil d'André Breton inséré dans une superposition "ésotérique" de trois triangles exécuté par Toyen, il commence donc avec les oeuvres de jeunesse naviguant entre primitivisme naïf ("Café", Les Danseuses", "Les Avaleurs d'épée", "Le Cirque Conrado") et tentation géométrico-cubiste ("Fata morgana", "Nature morte cubiste", Plage").

Et elle s'achève avec la production des années 1966-1980 quand Toyen, sans abandonner la peinture ("Brumes de la solitude", "Le Paravent" retenu pour l'affiche, "Minuit,l'heure blasonnée'), privilégie le dessin, avec entre autres le cycle "Débris de mer" et le recueil "Vis-à-Vis", et le medium du collage et, en parallèle à ses créations, l'illustration de textes et recueils ("Sur le champ" d'Annie Le Brun) et la collaboration avec d'autres artistes comme Radovan Isvic pour lequel elle créé des masques pour un de ses opus théâtral.

Le coeur de l'exposition concerne les oeuvres des années tchèques des 1930-1940 avant l'installation de Toyen à Paris avec en introduction la conceptualisation, avec son compatriote le poète et peintre Jindrich Styrsky, de l'artificialisme, ressortant à une une proto abstraction lyrique résultant de l'hybridation figuration-abstraction et des paysages aux formes organiques ("Roches basaltiques", "Parc", "Oasis", "Paysage de lac", Fjords", "Lac de Côme")

Puis leur choix pour le surréalisme avec la co-fondation du mouvement surréaliste tchèque en 1934, année de réalisation de l'emblématique "La Femme magnétique" présentée dans une ligne temporelle ("L'homme de glu", "Dans le brouillard", "Spectre jaune", "Spectre rose").

Le coeur de la monstration s'ordonne autour de l'analyse des modalités conceptuelles et esthétiques de l'approche, de l'identification et de la représentation surréaliste de Toyen des forces primordiales et pulsions obscures et archaïques développées dans les années 1930 puis dans la période subséquente à la première guerre mondiale ("Les Lavandières de la mer", "Au visage bleu", "Si loin, si ancien", "La Belle ouvreuse", "Mélusine," La Dame blanche", La Visiteuse" et "Vertige" du cycle "Les Sept épées du fourreau").

Une représentation par la voie de la poétique et le prisme de l'érotisation, l'Eros et également son corollaire le Thanatos qu'elle traite lors de la guerre avec les grands cycles "Tir" et "Cache-toi,guerre !" et qu'elle préfigure dans les ensembles graphiques "Les Spectres du désert" et "Seules les crécerelles pissent sur les dix commandements" et qu'elle a préfiguré avec des toiles saisissantes ("Effroi", "Rêve", "La dormeuse", "Guignol","Les voix de la forêt").

Le champ d'interprétation des oeuvres, notamment ressortant au surréalisme, s'avère vaste et subjectif donc le visiteur appréciera en prenant le temps et le soin d'examiner de près et en détail chaque oeuvre de cette foisonnante rétrospective.

En préambule à la visite à voir :

le diaporama in situ de l'exposition "Toyen" au Hamburger Kunsthalle de Hambourg
un diaporoma in situ de l'exposition "In Wonderland : The Surrealist Adventures of Women Artists in Mexico and the United States" au LACMA à Los Angeles en 2012 en vidéo :
la conférence "Toyen et Jindrich Styrsky à Paris 1925-1928 - Entre le poétisme et le surréalisme" de la commissaire Anna Pravdiva dispensée en avril 2021 à l'Institut Giacometti
la visite commentée de l'exposition "Fantastic Women. Surreal Worlds from Meret Oppenheim to Frida Khalo" à la Schirn Kunsthalle à Francfort en 2020 et la conférence de Ingrid Pfeiffer commissaire de l'exposition
l'exposition "Surrealism Beyond Borders" au Metropolitan Museum of Art à New York en 2021 puis à la Tate Modern à Londres en 2022

 
En savoir plus :

Le site officiel du Musée d'Art Moderne de Paris

Crédits photos : © MM
avec l'aimable autorisation du MAM


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# 4 décembre 2022 : L'hiver approche

Dernier mois de l'année, en attendant les coupures électriques, cultivons nous, il nous reste au moins cela, et puis cela donne des idées de cadeaux. La dernière Mare de l'année sera le 9 décembre mais le 23 nous serons là pour faire un petit bilan de l'année. En attendant, voici le programme.

Du côté de la musique :

"Kaleidoscope" de Alba Obert
"La distance" de Coriolan
"On shoulders we stand" de David Linx, Matteo Pastorino, Guillaume de Chassy
"X" de Fred Pallem & Le Sacre du Tympan
"Hysteria" de Indigo Sparke
"Rêve bohémien" de Jérémy Dutheil & Solal Poux Quartet
"Blood harmony" de Larkin Poe
"Pour Clarisse" est la 10eme émission à écouter de la saison 4 de Listen In Bed
"Même si" de Olivier Triboulois
"Pourquoi" de Philip Catherine, Paulo Morello et Sven Faller
et toujours :
"Alpha zulu" de Phoenix
"Born in chaos" de Absurd Heroes
"Le monde d'après" de ALT (Alix Logiaco Trio)
"Le ciel est partout" de Blaubird
"Gainsbourg" de Brussels Jazz Orchestra & Camille Bertault
"Se taire et écouter" de Daniel Jea
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"The cage and the crown : chapter 1" de Headkeyz
"Promenade oblique" l'émission à écouter signée Listen In Bed
"Deep marks" de Mind Affect
"Chant contre champ" de Naudin
"Karma police" de Théo Cormier

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Pièce sans acteur(s) au Monfort Théâtre
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"Exil intérieur" au Théâtre de la Reine Blanche
"3clowns" au Théâtre Trévise
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les reprises :
"Il n'y a pas d'Ajar" au Théâtre du Rond-Point
"Les Soeurs Papilles" au théâtre Le Lucernaire
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et les spectacles déjà à l'affiche

Expositions :

"Sur les routes de Samarcande - Merveilles de soie et d'or" à l'Institut du Monde Arabe"
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et les expositions à l'affiche

Cinéma :

en salle :
"Kanun, la loi du sang" de Jérémy Guez
en streaming gratuit :
"L'été où mon père disparut" de Hans Petter Moland
"Crooked Lines" de Rita Nunes
"Ema" de Pablo Larraín
"Hyperland" de Mario Sixtus
et le cinéma de Wim Wenders en 5 films

Lecture avec :

"Faites un voeu" de Jakula Alikavazovic
"Je bande donc je suis" de Sainte Paluche
"Patricia Mazuy, l'échappée sauvage" de Gabriela Trujillo, Séverine Rocaboy & Quentin Mével
"Sans un bruit" de Paul Cleave
et toujours :
"L'histoire de l'hiver qui ne voulait jamais finir" de Shane Jones
"Black Bird" de James Keene & Hillel Levin

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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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