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Interview  (Paris)  10 avril 2008

Julien Ribot, jeune dandy pop parisien, nous reçoit chez lui pour parler de son troisième album Vega (Ici d’ailleurs / Discograph) dont la sortie officielle est annoncée pour le 12 mai.

Souriant, il nous accueille au salon, servant au passage le café. L’appartement niché dans le quartier Montorgueil, lupanar un temps au XVIIIème, est aujourd’hui propriété d’une fondation catholique ! Mobilier pop, bibliothèque impressionnante (de nombreux "beaux livres" : Dali, Gaudi, Bauhaus, Topor, Fellini, Egon, Schiele...). Dans la chambre, un rien bordélique, c’est l’atelier de création : musique, dessins (Julien dessine l’ensemble des planches du clip en animation de son premier single "La Chambre Renversée") et stylisme pour madame. C’est élégant, raffiné, fantasmagorique à l’image de ce nouvel album.

Julien, ton 3ème album s’appelle Vega Le voyage Labyrinthique du Nouveau Chimpanzé. Peux-tu nous expliquer ce titre énigmatique ?

Julien Ribot : Vega, c’est le nom d’une étoile tout simplement. Pour tout avouer, c’est ma maman qui l’a trouvé (le titre). Je voulais un mot, quelque chose de simple (l’album précédent s’appelait La métamorphose de Caspar Dix). Vega, j’ai trouvé que c’était une très bonne idée parce que finalement cet album est peut-être plus lumineux que ceux d’avant et c’est un album presque comme un chemin. Je l’ai donc sous-titré Le voyage Labyrinthique du Nouveau Chimpanzé, parce que j’aime bien quand même les trucs à rallonge. Je ne peux pas m’en empêcher... Vega symbolise un peu le Graal pour employer des mots savants. Pas Sacré Graal des Monthy Python, un vrai Graal, une sorte de, enfin...

Ce disque est vraiment un voyage ; on retrouve notre nouveau chimpanzé, qui est le titre 2, dans le final Vega parties 1 et partie 2 ... encore un album concept ? (La métamorphose de Caspar Dix était un album concept, L’histoire de deux soeurs siamoises...).

Julien Ribot : C’est une forme d’album concept, disons que ce chemin est un peu le fil conducteur. J’ai voulu une ouverture "Super Aah" (premier titre de l’album au piano digne de la grande époque de Supertramp), quelque chose de lumineux. Je repars aujourd’hui sur de nouvelles bases. "Aujourd’hui est une poésie" est la première phrase que je dis dans l’album pour montrer que finalement, on est toujours libre et que le monde peut-être ; enfin, j’ai la chance d’être dans un pays encore libre, plus pour longtemps peut-être mais, d’avoir eu une éducation qui m’a offert la possibilité de faire une école de dessin, de faire de la musique, etc.

Justement, j’ai le sentiment en écoutant ce disque que finalement, je pénètre dans un film d’animation ou dans un dessin animé. Ton univers est très lié au graphisme. Tu as été graphiste un temps, tu viens de nous montrer le story board d’un clip.

Julien Ribot : J’ai mis énormément de temps dans ce disque. J’ai fait ce que l’on appelle la production exécutive, c’est-à-dire chercher les musiciens avec qui j’allais jouer, chercher le studio, chercher l’endroit où l’on allait mixer, etc., et puis toute la direction artistique. L’aspect visuel aussi. Tout l’artwork du disque, c’est moi qui l’ai fait, toute une série de tableaux qui sont d’ailleurs des grands formats que tu peux voir dans ma chambre.

C’est un peu un aboutissement ? Déjà avec La métamorphose de Caspar Dix, il y avait cette idée d’album concept avec un univers visuel.

Julien Ribot : J’aimerai plutôt que ce soit une étape. Mon rêve, ce serait d’aller vers le long métrage en animation dont j’aurais composé toute la musique. Et peut-être jouer avec un groupe en concert mais au lieu de tourner dans des salles de concert, jouer dans des salles de cinéma et faire la bande son en direct sur mon film d’animation.

C’est la question que j’allais te poser. Qu’est-ce que tu vas proposer en concert ? A priori ton idée, c’est de proposer non plus un concert classique, mais presque un concert animé.

Julien Ribot : Je sais pas si on peut faire des appels d’offre dans Froggy's Delight, mais je cherche un scénographe, de l’argent, un mécène. Mon rêve, ce serait d’emmener les gens dans une univers psyché à la Magical Mystery Tour (Beatles). Etre sur scène, faire jouer le groupe au milieu de petits écrans, de formes ou sur de grandes sphères de polystyrène et projeter dessus des images, des extraits du clip ou même une image qui tourne en boucle. Donner l’impression que le groupe joue dans un dessin animé.

Quand on écoute ton disque, on voyage. De la pop anglaise et puis beaucoup de références littéraires et visuelles : on peut penser à Tim Burton, à Lewis Carroll, on retrouve la culture japonaise aussi. Tu peux nous expliquer ton univers, tu ne te contentes pas de faire des chansons.

Julien Ribot : Ce qui est difficile. Moi, je refuse l’explication. J’essaye le moins possible de ... j’absorbe les choses si tu veux, j’aime bien vivre dans une sorte de flou artistique. Là, je me suis pris tout d’un coup de passion pour les dessins de Topor, le film La Planète Sauvage qu’il a fait avec René Laloux, etc. Annabelle aussi, ma douce, m’a amené une part de son univers. Elle adore les années 50, 60. C’est toujours difficile d’expliquer. Tu vois, par exemple, le petit oiseau posé sur la table que j’ai acheté à Copenhague, c’est quelque chose qui aussi forcément va ... et finalement tout, tu vois la forme des vases qu’il y a ici.

J’ai sentiment quand tu fais un disque que finalement, tu deviens le héros de ta propre BD. Tu t’inventes un univers ?

Julien Ribot : Je me l’invente sans chercher à l’inventer. C’est pas comme si je me disais le matin : "Ah bon, il faut que je m’invente un univers". Moi je suis plutôt comme une sorte de récepteur. J’aime bien imaginer l’artiste, enfin moi en tout cas, non pas comme quelqu’un d’unique qui a son univers particulier mais plutôt comme le produit du monde dans lequel il vit. J’ai la chance de pouvoir exprimer des choses que je ressens et finalement, c’est presque comme une maladie. C’est un peu fort mais tu vois comme un récepteur du monde global dans lequel on vit. Effectivement, j’aime bien Tim Burton, j’aime bien les films de Miyazaki, etc ; j’aime bien me dire aussi que le monde dans lequel je vis n’est pas limité à ça mais un petit peu. Tu vois, là, par exemple derrière, il y a une tapisserie qui vient d’Afrique, que j’ai récupéré, ça nourrit mes dessins et ma musique.

Quand tu fais un disque, c’est un processus qui est assez long ?

Julien Ribot : C’est un processus qui peut être soit long, soit court. Par exemple, je peux écrire une musique très rapidement au piano. D’un coup, toutes les énergies se mettent ensemble et ça vient naturellement. D’ailleurs, souvent quand ça arrive, tu te dis : "Ah merde, est-ce que ça n'existe pas déjà cette musique ?". Pour répondre à ta question, le processus est continuel. Finalement, dans le fait d’écrire ou de composer, c’est la dernière étape qui est importante puisque c’est là où tu vas concrétiser.

Tu fais des gestes sur la table comme si tu jouais du piano. Tu composes à partir de cet instrument ?

Julien Ribot : Ce qui est sûr, c’est que je n'écris pas mes textes d’abord. Ce que j’aime quand je compose la musique au piano, qui est mon premier instrument, c’est que c’est abstrait. Ca me permet d’être complètement libre dans ce que je veux exprimer et d’avoir une émotion brute. Après, tout le jeu va consister à partir d’une mélodie à essayer de faire entrer des mots dans les cases et de faire sonner ça. J’aime bien le côté abstrait. C’est pour ça d’ailleurs que l’anglais m’attire de plus en plus. J’adore le challenge d’écrire en français, mais ce qui peut être intéressant dans l’anglais, c’est le côté abstrait de la chose ; on peut plus jouer avec la matière même du son. Le français est une langue avec des accents toniques, c’est une langue peut être moins musicale ... tout ça pour dire que je ne sais plus.

Ton univers musical est foisonnant. Dans Vega, on entend des cordes, il y a des moments electro, dans "La Nuit", on entend même une basse à la Pixies ; du hautbois ... Tu as une formation de musique classique, d’orchestre ?

Julien Ribot : J’ai fait un peu de solfège mais je n’ai pas eu de formation rigoureuse. Heureusement qu’il y a des ordinateurs. Ca permet d’écrire facilement ses partitions, il suffit de jouer des choses sur un clavier et l’ordinateur automatiquerment ... Bon après, c’est bien d’avoir quelques connaissances solfégiques et harmoniques parce que ça te permet de pouvoir modifier certaines choses. L’ordinateur, ce n’est qu’une machine qui ne comprend pas toujours ce que tu veux lui expliquer. J’ai appris au fur et à mesure à connaître les différentes tessitures d’instrument : le trombone, la trompette, la clarinette, le hautbois, etc.

Par rapport au disque précédent, on a le sentiment que celui-ci est plus riche, il y a plus d’instruments, que tu es allé plus loin ?

Julien Ribot : Par rapport au précédent, il y a peut-être moins d’électro. J’ai voulu quelque chose de plus naturelle. Il y a du saxophone, du trombone, une trompette. Il y a même un Koto. On est allé chercher une japonaise pour "Le Rêve de Tokyo". C’est une rencontre assez marrante. C’est une joueuse de Koto très connue, qui a fait des disques de reprises de Chopin ou d’Erik Satie et qui joue dans quelques formations plus expérimentales. Je me suis dit : "Essayons de la contacter, on sait jamais". Elle s’appelle Meiko Miyazaki. Je trouve sur son site internet un contact et j’envoie un mail. Quelques jours plus tard, elle répond : "Bonjour, j’ai écouté ta musique, j’aime beaucoup, rencontrons-nous". Comme elle vit entre Bordeaux et Tokyo, son mari est professeur de violon à Bordeaux, on a pu se croiser à Paris et elle est venue un après-midi faire une séance de Koto qui est un instrument que l’on appelle la harpe japonaise ; un instrument magnifique. C’est incroyable parce qu’elle est vraiment de renommée internationale. Ca, c’est grâce au net.

On va parler un peu des textes de ton disque. Tu ne te reconnais pas nécessairement dans la scène française.

Julien Ribot : Non, non. Un des mecs que j’aime bien, c’est Biolay. J’aime bien ses ambiances musicales, ses arrangements un peu plus fous que chez d’autres. Mais 90% de la musique que j’écoute, c’est soit des BO, des films de Hitchcock, ou alors des groupes comme les Flaming Lips ou de la pop psyché ; Syd Barrett, le premier Pink Floyd, ce genre de musique.

Tes textes sont assez futuristes, un peu utopistes, un peu écolo. Quelques exemples : "J’aimerais croire au paradis" ou "Nous vivons dans des villas végétales" ; on retrouve cela dans différents titres.

Julien Ribot : Chaque texte que j’écris, c’est quelque chose qui, à un moment donné, m’a marqué. J’arrive pas à écrire des textes en me disant : "Tiens, je vais faire un exercice de style sur j’en sais rien, sur le temps". Il faut toujours que ça sorte de quelque chose de vécu. Les éléments qu’on peut retrouver c’est sûr, c’est une vision poétique. Par exemple, "Mon Extraterrestre", c’est une chanson sur ma fille. On ne sait pas trop si c’est une chanson sur ma fille ou juste une chanson d’amour. Depuis qu’elle est toute petite, comme elle ressemble à personne de la famille, on a l’impression que c’est une extraterrestre ; elle a des grands yeux bleus, elle ... du coup, j’ai trouvé cette manière de parler de ma fille. Après 1982, "J’aimerais croire au paradis", c’est une chanson sur un ami d’enfance qui est mort quand on était petits garçons, vers 9-10 ans. C’est un peu plus douloureux mais voilà la manière de tourner les choses : j’ai pas voulu dire : "Tu es mort et machin et ...", plutôt "J’aimerais croire au paradis". Ce serait chouette, ça voudrait dire que finalement, on se retrouvera un jour ou ...

Dans ce disque, on retrouve aussi des voix féminines et puis une espèce d’érotisme sous-jacent.

Julien Ribot : C’est vrai que dans chaque disque, il y a toujours un côté un peu cul ; enfin cul, je suis pas Jean-Louis Costes (artiste performer et musicien), mais ...

La présence de la muse en tout cas.

Julien Ribot : Oui, ça c’est sûr, j’aime bien faire des duos ; en fait, j’aime bien partager avec la femme avec laquelle je vis, une expérience artistique. Donc là, j’ai rencontré Annabelle et elle m’a vraiment beaucoup aidé pour ce disque. Elle m’a aidé à mieux me trouver, comprendre qui j’étais. A un moment donné, elle m’a dit : "Voilà, t’es pas Beck, ni Iggy Pop", et c’est vrai que quand on français, on a une sorte de complexe un peu. Donc, elle m’a dit : "T’es Julien Ribot, tu fais du piano, tu dessines ; ce que tu fais de mieux, c’est d’écrire des belles chansons avec de jolies suites d’accords, de jolies mélodies. Tu vois, à un moment donné, les trucs groovy, les trucs machins peut-être plus tard". Grâce à elle, j’ai réussi à faire quelque chose qui me ressemble vraiment et qui est, je pense, assez sensible. Après le côté sexuel euh ... "Les Jardins de Boboli" est une chanson d’amour que l’on peut prendre soit très culcul au premier degré, soit très sexuel "moi je deviens toi, toi tu deviens moi". On peut très bien imaginer que c’est deux personnes qui s’imbriquent.

Je trouve que Vega est un album d’hiver. Pour toi, quelles sont les conditions idéales pour écouter ce disque : une heure, un lieu, une situation ? Si tu devais conseiller comment écouter ce disque.

Julien Ribot : Dans un caisson d’isolation. Faut faire gaffe à ce qu’il n’y est pas Michael Jackson avec toi ...

Bjork disait, par exemple, que pour écouter son album, l’idéal c’était au walkman en marchant sur une plage en Islande.

Julien Ribot : Le seul exemple que j’ai, c’est quelques copines qui l’ont écouté en faisant du vélo à Paris ou en marchant en ville. Apparemment, c’est génial d'écouter mon disque comme ça. Moi, ça m’a étonné parce que je ne l’ai jamais fait, j’ai du mal à écouter ma musique. Je ne suis pas mon premier auditeur ... En tout cas, les deux copines qui ont écouté le disque sur iPod dans la rue, ça a l’air de très bien fonctionné. Ca fout la patate apparemment, ça rend joyeux.

Ce disque sort le 12 mai, avec un premier single "La Chambre Renversée", un clip. L’actualité, par rapport à tout ça ?

Julien Ribot : Le clip sera terminé fin avril et puis après, je sais pas du tout. Advienne que pourra. Il y a une opération avec Agnès B ; le disque va être en écoute dans tous les magasins Agnès B de la mi-avril à début juin, je pense.

Le disque sort en édition limitée, dont on a la maquette entre les mains, un très beau livret.

Julien Ribot : Il y aura 1000 exemplaires de cette édition limitée dont 500 seront numérotés et signés. C’est un bel objet avec des dessins, des photos. J’atterris sur la planète Vega sur la première photo et sur la dernière, je repars en montant un escalier. Je me suis amusé pour la séance photo qui a été faite dans un lieu incroyable dont il faut que vous parliez qui s’appelle l’Hélice terrestre. Des maisons troglodytes qu’un sculpteur qui s’appelle Jacques Warminski a réaménagé, a resculpté. Il y a des cavernes comme ça (il montre du doigt jovial).

Donc, c’est comme ça que tu imagines Vega ?

Julien Ribot : Par exemple, regarde ces photos sur un bouquin que j’ai acheté. C’est une autre des sources d’inspiration. Tu vois, le Palais idéal du Facteur Cheval ; Tinguely (Le Cyclop, sculpture monumentale cachée dans les bois près de Milly-la-Forêt), Nikki de St Phalle ... Donc, j’ai acheté ce bouquin et j’ai trouvé ce lieu dedans. J'ai essayé de prendre contact avec eux en me disant, ça serait génial de faire une séance photo là-bas. C’est vraiment paumé, c’est à 3 heures et demi de Paris près de Saumur donc, les pauvres, ils n'ont pas beaucoup de visites mais ça se visite quand même et c’est vraiment dingue comme endroit ! Quand j’ai vu ça, je me suis dit, il faut absolument faire les photos là-bas, c’est comme Vega. Il y a une sorte d’amphithéâtre sculpté qui ressort et fait un lien entre les entrailles de la planète et le ciel ; et c’est un peu ça Vega .... Super rencontre. Parfois, il faut oser appeler les gens, il ne faut pas hésiter à jeter des ponts entre les choses et à demander. Souvent les gens au bout sont ouverts. A un moment donné, on aime bien prendre les choses sans savoir forcément d’où elle viennent et je crois que maintenant, j’en arrive à un stade où je fais des choses dans l’énergie sans me dire : "ça ressemble à ça".

Tu fais partie des artistes qui ont la chance d’être signé en contrat d’artiste sur un label (Ici d’ailleurs), c’est-à-dire que l’on t’offre une liberté complète.

Julien Ribot : Vraiment, je suis totalement libre. Ce qui est à la fois un bien et un mal, parce que du coup, en étant totalement libre, les choses prennent beaucoup temps ; c’est-à-dire que tout le cheminement artistique ...

Sur ces mots le dictaphone stoppe. Erreur du débutant. C’était ma première interview pour Froggy... Un conseil, écoutez cet album à bon volume. Il recèle de surprises, d’arrangements étonnants, d’airs légers, de mélodies entêtantes, de petits chefs d’œuvres pop.

Julien Ribot sera en concert à la Maroquinerie (Paris) le 24 juin et sur France Inter, "Le Fou du Roi" le 14 mai.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Vega de Julien Ribot
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Julien Ribot en concert au Nouveau Casino (30 novembre 2005)

En savoir plus :
Le site officiel de Julien Ribot
Le Myspace de Julien Ribot

Crédits Photos : Laurent Hini (retrouvez toute la série sur Taste of Indie)


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