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Marie Dumora  mai 2010

Réalisé par Marie Dumora. France. Documentaire. Durée : 1h50 (Sortie le 12 mai 2010).

Depuis Jean Rouch et Raymond Depardon, on sait qu’en France, il y a une lignée de cinéastes qui ne respectent pas la ligne de démarcation établie entre le documentaire et la fiction. Sans autre permission que leur sens moral, ils mettent le curseur entre les deux genres là où ils ont envie de l’arrêter.

Marie Dumora reprend fièrement cet héritage et filme avec conviction la vie de Sabrina, très jeune maman au destin pas facile dans la banlieue de Mulhouse.

Mélangeant ce qu’on appelait jadis cinéma-vérité et cinéma direct, Marie Dumora décrit un quotidien objectivement très difficile. Mais elle le fait avec une telle retenue qu’on a scrupule à utiliser les termes dévalorisés de "sous-prolétariat" ou de "lumpen-prolétariat". On est ici plus proche des "gens de peu" que décrivait si chaleureusement le grand sociologue Pierre Sansot dans un ouvrage éponyme toujours à lire.

Contrairement à tant de "reportages journalistiques", Marie Dumora ne vient pas avec des idées et des mots tout faits pour décrire la famille et l’environnement de Sabrina.

Contrairement à l’esprit Streap-Tease, elle ne cherche pas non plus à rentrer en empathie avec son sujet par la voie d’une certaine distance "humoristique". Marie Dumora choisit une troisième voie, celle de la juste distance, loin de la complaisance, loin de la compassion. Dès lors, "Je voudrais aimer personne" trace sa voie et ce que Marie Dumora montre n’est pas une pièce à conviction, mais de la conviction. La conviction que la vie de ces "gens de peu" vaut bien la vie des autres, qu’elle ne doit être jugée que si la vie des autres est-elle même jugée.

Le travail de Marie Dumora est à voir dès maintenant. Il ne faut pas attendre qu’il soit revu comme un document sociologique sur les années 2000. Car elle ne fait pas de la sociologie, mais du cinéma. Le cœur du film, constitué par le baptême de Nicolas, le fils de Sabrina, en est la meilleure expression. Qu’on puisse le comparer à une séquence d’un film de John Ford ne devrait pas faire bondir Marie Dumora.

 
 

Philippe Person         
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